Qu‘est-ce que l’AVC ?
L’AVC - Interview du Professeur Amarenco from Acticor Biotech on Vimeo.
Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé attaque cérébrale, est un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire causé par un infarctus (8 cas sur 10) ou une hémorragie au niveau du cerveau. Le terme « accident » est utilisé pour souligner l’aspect soudain voire brutal de l’apparition des symptômes.
Ces symptômes peuvent être très variés d’un cas à l’autre selon la nature de l’AVC (ischémique ou hémorragique), l’endroit et la taille de la lésion cérébrale, ce qui explique un large spectre. Dans tous les cas, l’apparition subite d’une déformation de la bouche, d’une faiblesse d’un côté du corps (bras ou jambe) et/ou de troubles de la parole sont l’indication d’un problème neurologique qu’il faut considérer comme une urgence médicale vitale.
Ces symptômes, s’ils apparaissent très rapidement (en quelques secondes), peuvent disparaître aussitôt ou en quelques heures (on parle alors d’AIT). Même si aucun trouble neurologique ne subsiste, il s’agit d’une urgence diagnostique et thérapeutique ; tout patient victime de ce type de symptôme doit consulter immédiatement un médecin ou se rendre au service des urgences le plus proche. Environ 30 % des AVC sont précédées de tels symptômes transitoires qui ont été le plus souvent négligés.
Chez les survivants, la période de récupération spontanée est généralement longue, allant de quelques semaines à quelques mois, suivie d’une période d’évolution plus lente pendant plusieurs années.
Approximativement 80 % des AVC sont d’origine ischémique et 20 % d’origine hémorragique.
Les accidents hémorragiques sont causés par la rupture de la paroi d’une artère cérébrale. Le tabac et l’alcool sont des facteurs de risque particulièrement importants.
Les accidents ischémiques sont dus à l’occlusion d’une artère cérébrale ou à destination cérébrale (carotides internes ou vertébrales). Le cerveau est donc partiellement privé d’oxygène et de nutriments. Cette occlusion entraîne un infarctus cérébral qui, s’il dure plus de quelques minutes à quelques heures, provoque des dommages neurologiques pouvant entrainer la mort ou des handicaps importants.
La probabilité de faire un AVC ischémique augmente avec l’âge tandis que la probabilité de faire un AVC hémorragique est indépendante de l’âge. Toutefois, si l’âge moyen de survenue d’un AVC est de 73 ans, 25% des AVC concernent des personnes de moins de 65 ans. Tous les âges de la vie sont concernées y compris l’enfance.
